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La Motivation Scolaire – Diaporama

March 25, 2011

Voici le contenu d’un diaporama qui j’ai écrit (pour rendre l’info plus vite à lire) – Je ne sais pas afficher un diaporama en WordPress, qu’à afficher le texte comme ci-dessous…. J’espère que, quand même, il pourrait être intéressant à certains.

Coming soon in English….


La Motivation Scolaire
Emily Crews-Montès

La Motivation – Définition
La motivation intrinsèque et extrinsèque
La conception de son Intelligence
Les « Maîtres » et les « Résignés » en CM2 et 6ième
Les Buts et les Tâches, les Récompenses
Peut-on se transformer en « Maître » ?
Conclusions

La Motivation

La théorie de l’évaluation cognitive de Deci & Ryan (1982) – constate que  la motivation s’échelonne selon un continuum qui va de la motivation intrinsèque à l’amotivation, en passant par la motivation extrinsèque.
Pour une manque de motivation, on parle de résignation, amotivation, découragement.
Schématique sur La Motivation, l’Estime en Soi et l’Autodétermination

Différentes motivations et comportements peuvent s’expliquer par deux besoins fondamentaux, le besoin d’estime et le besoin d’autodétermination (Lieury et Fenouillet, 2006)

Différentes motivations et comportements peuvent s’expliquer par deux besoins fondamentaux, le besoin d’estime et le besoin d’ autodétermination. (Lieury et Fenouillet, 2006)

La Motivation Extrinsèque
Elle se produit grâce à des facteurs extérieurs et indépendants de la personne
Elle se produise en réponse des récompenses
Pourvu que les récompenses proposées soient désirées et que l’individu les juge réalisables
Elle s’éteint vite suite à un échec
Surtout chez ceux qui manquent de motivation intrinsèque, et l’échec mène vite au retrait de l’effort
Son augmentation ne mène pas au développement de la motivation intrinsèque

La Motivation Intrinsèque
Elle est liée à une orientation vers l’accomplissement d’une tâche
Elle est corrélée avec un sentiment de compétence perçue et un besoin d’autodétermination
Elle est solide face aux échecs. L’individu qui en possède en cherchera souvent les rocades
Elle est vulnérable suite à
l’introduction d’une système de récompenses
La présentation des buts trop faciles
Réduction de l’autodétermination

Qui a-t-il derrière sa motivation :
La Conception de son Intelligence
Dweck et Leggett (1988) ont conduit une série d’études empiriques sur les élèves de CM2 et 6ième. Ils ont trouvé que la conception de l’intelligence chez les élèves prend deux formes :
Chez les « maîtres », il est toujours possible de la développer, et ils cherchent toujours à l’améliorer. Ils sont forts en « Compétence Percue »
Chez les « résignés », l’intelligence est fixée, et les épreuves reflètent son niveau. La vie est remplie des testes stressantes à éviter.

Les Maîtres
Ils adorent les challenges, car ils prennent les opportunités comme un moyen pour développer ses capacités
Ils aiment le sentiment de l’amélioration qui leur arrive pendant les tentatives à trouver les nouvelles solutions.
Ce sentiment leur sert de récompense, pas besoin de récompense extérieure
Ils vivent leurs échecs comme l’info sur l’efficacité de la stratégie en cours. Ainsi les échecs constituent un signal pour changer de stratégie et non pas de jugement sur leur capacité.

Les Résignés
Ils n’aiment pas les tâches difficiles, car ces dernières les rendent vulnérables à l’échec. Ils évitent, donc, les tâches difficiles
Suite à l’échec ils se retirent de l’effort et perdent leur confiance en soi
Ils tentent de masquer leur échec derrière une dénigrement soit de la tâche, soit le système/le prof
Sinon ils cherchent à augmenter (ou « valoriser ») leur image en se vantant de leurs capacités dans d’autres domaines
Ils interprètent la nécessité de faire beaucoup d’efforts comme preuves qu’ils ne sont pas capables, donc ils préfèrent les tâches faciles

Aussi derrière la Motivation :
Culpabilité Versus La Honte
Comment l’enfant conçoit l’échec
– comme une manque de capacité (qui est stable et hors de leur contrôle) – et qu’il regarde avec honte,
– ou sinon comme une manque d’effort, pour ce qu’il à un sentiment de culpabilité ?
La culpabilité est liée aux mauvais résultats qui sont aperçus à comme étant liés avec une manque d’effort, lorsque la honte est liée avec les mauvais résultats dues à une manque de capacité.  La honte mène au retrait, lorsque la culpabilité mène à une comportement de démarche (“approach behaviour”) et une activation de la motivation.

Les Buts et les Tâches
Doivent être présentés dans une manière qui encourage les élèves à se sentir capable.
Buts, conçus pour être possible et un peu au delà leur niveau actuel, mais pas trop d’écart
Met en évidence que la réalisation d’un but fait partie d’une développement incrémentale
Comme ça on renforce la conception de l’intelligence et la capacité est améliorée
On encourage la valorisation de l’apprentissage chez l’élève. Les remarques sur l’échec exigent une augmentation de l’effort, et évitent une évaluation d’une basse capacité sauf si nécessaire.

Les Récompenses
Si on va les utiliser, elles doivent être faites pour encourager une orientation vers la tâche
Récompenser la création (signifie l’âge par ex : la génération des 15-24ans) des nouvelles solutions
Ne pas créer un système comparatif, car cela baisse la motivation des « Maîtres », et empêche les « Résignés » de vouloir faire des efforts.
Chez ceux qui sont motivés extrinsèquement, une récompense pourrait quelquefois faire monter la performance, mais ce serait uniquement temporaire.

Peut-on se Transformer en Maître ?
Pourrait-il parfois être possible de transformer l’image de soi grâce à une augmentation de la performance qui mènerait l’individu vers la motivation intrinsèque ?
Le plupart des chercheurs sur ce sujet échouent à aller aussi loin que ça, comme le fait que la théorie serait ambitieuse, et difficile à prouver empiriquement.
Ceci malgré une mine de recherche sur le cognition, et le lien établi entre la manière de penser et la conception de soi en « Maître ».

Finalement, j’ai trouvé une étude
qui s’y rapproche
Il est d’une démarche pas dissemblable que Proudfoot et al (1997) ont inféré que la TCC aurait la possibilité de modifier le sort des chômeurs de longue durée.
La thérapie comportementale et cognitive (TCC) appliquée en groupe a été efficace pour augmenter le succès à trouver un emploi pour les chômeurs.
Si cela est possible, on doit pouvoir aider les élèves !
On n’est pas toujours en mesure de faire la TCC à domicile, mais j’ai expliqué le contenu de ce diaporama à ma fille (en CM2). Elle n’était pas d’accord qu’on la classe comme « Resigné », alors, on verra que ça donne…

Conclusions : Il nous faut :

Encourager le bon concept de la capacité

Valoriser la développement de la compétence

Profiter de leur motivation innée

Encourager le bon concept de la capacité
Encourager les élèves à concevoir que l’intelligence est comme une qualité qui est floue et ouverte aux améliorations constantes.
Buts, conçus pour être possible et un peu au delà leur niveau actuel, mais pas trop d’écart
Cela met en évidence que le but est incrémenté
Evaluations : tentatives pour des nouvelles solutions
Prévoir bien que les tentatives vers des nouvelles solutions seront valorisées (non pas pénalisées)
Si l’on n’est pas en mesure d’en attribuer des points ils seront à valoriser dans les remarques

Valoriser le développement de la Compétence
Présenter les tâches comme des opportunités de développer leur capacité, de placer l’accent sur la recherche des nouvelles solutions qui seraient autant valorisées que les bonnes réponses
Dans les consignes des épreuves:
Eclairer les opportunités à se développer
Rappeler que les épreuves font partie d’un projet dont le but est l’amélioration du niveau
Faire les contrôles comme une info et non pas un concours
Structurer les remarques comme une info sur le niveau atteint, l’accent sur les stratégies pour l’amélioration

Profiter de Leur Motivation Innée
Valoriser la développement de la capacité
Minimiser les récompenses données, car elles agissent sur la motivation extrinsèque et elles diminuent ainsi la motivation intrinsèque
Valoriser l’orientation vers la tâche
Valoriser la création des nouvelles solutions
Chez les élèves forts, éviter de trop structurer car cela baisse leur capacité à rester autodéterminé
Présenter les échecs commes des opportunités pour apprendre et l’éclairer quand cela arrive pour qu’il apprécie ce qu’il a développé.

Dernières Nouvelles…
En bouclant cet diaporama, j’ai trouvé un article qui dit tout que j’ai dit ici d’un seule trait…. c’est comme ça….. mais je suis contente d’avoir fait ce projet pendant ces dernières semaines. De toute façon je n’ai pas trop de choix, étant 8,5 mois enceinte je ne suis mas en mesure de faire beaucoup plus ! Et ma fille en a, je crois, profité…..
http://www.kidsource.com/kidsource/content5/fail.syndrome.ed.html
(en anglais)

Références
Dweck c et leggett e 1988
Social cognitive approach to motivation and personality
Psychological review 95, 256-273
Erlich, S et Florin, A (1989)
Ne pas décourager l’élève
Revue Française de Pédagogie, p 35-48

Lieury et Fenouillet 2006
Motivation et réussite scolaire
Dunod Paris 2ième éd.
Proudfoot, J et al 1997 « Effect of cognitive-behavioural training on job-finding among long-term unemployed people »
The Lancet 350, 9071, 96-100. 0140-6736
Weiner, B, 1985 “an attributional theory of achievement motivation and emotion” Psychological Review 1985 92, 548-73
Wong P et Weiner B 1981 “when people ask why questions and the heuristics of attributional search” Journal of Personality and Social Psychology (1981) Volume: 40, Issue: 4, Pages: 650-663

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